Toutefois, le groupe A frappe par sa densité. La Tunisie, détentrice du record du nombre de participations consécutives (16) entre 1994 et 2021, y croisera le fer avec Madagascar et les Comores, deux équipes insulaires déjà opposées en qualifications du Mondial 2026, et à Gambie, la seule équipe du pot 4 à avoir disputé les deux dernières éditions de la CAN. Tout sauf simple. Les sélectionneurs Stefano Cusin et Romuald Rakotondrabe donnent leur analyse du groupe.
« Il n'y a plus d'équipes faibles ou de groupes de la mort dans cette compétition. »
« Ce que je peux dire, c’est que nous voulons et nous pouvons disputer la CAN 2025 après notre première participation en 2019. Les éliminatoires procéderont comme ceux de la Coupe du monde, mais nous priorisons la CAN », avoue Romuald Rakotondrabe. Et d’ajouter : « Sans avoir la moindre mésestime aux Cœlacanthes, que nous voulons ou pas, nous aurons trois matchs en reste contre les Comores. Nous voulons rééditer l’exploit de la CAN 2019, mais pour y parvenir, le chemin reste encore parsemé d’embûches. La difficulté tient au fait que tous les adversaires seront de haut niveau. L'avantage, c'est l'équilibre entre les équipes. Cela devrait se jouer jusqu'à la dernière journée. »
L'avis de Stefano Cusin, sélectionneur des Comores au micro de tv5 monde: « C'est un groupe très équilibré. On a l'habitude d'avoir un leader qui gagne 5 matchs sur 6 et un dernier qui marque 1 ou 3 points. Je ne pense pas que ce sera le cas avec ce groupe. La Gambie était la meilleure équipe du pot 4. Madagascar, on les connaît puisqu'ils sont dans le même groupe que nous dans les qualifications pour la Coupe du monde. La Tunisie a déjà gagné la CAN par le passé, c'est une équipe très technique et redoutable ».
Recueillis par E.F.